FLUID TERRITORY
[Work in rogress]
GOLNAZ BEHROUZNIA IN COLLABORATION WITH REMI BOULNOIS
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Français
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English
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Fluid Territory est un jardin de formes et de sons, de lumières et de sensations qui nous propose une introspection dans l’énigme du vivant. Car la menace rode. Golnaz Behrouznia, en collaboration avec Remi Boulnois, met en place un récit, une poésie, une fiction auto-référencée inspirée des sciences naturelles mais nous engage aussi dans des obsessions d’enfance face aux insectes. Et rejoignent les rêves de l’artiste au coeur d’une conjoncture où la survie passe par la résistance et la cohabitation à « l’autre ».
Jean-Jacques Gay
L’inquiétante étrangeté des territoires de Golnaz Behrouznia
(texte résumé)
Fluid Territory, est une pièce in Progress, qui résume à elle seule l’oeuvre de cette jeune artiste iranienne dont l’art cherche à NOÛS (intelligence collective) aspirer dans l’univers alternatif d’un imaginaire qui s’échappe de notre réalité.
Fluid Territory est un jardin de formes et de sons, de lumières et de sensations qui nous propose une introspection dans l’énigme du vivant. Car la menace rode. Golnaz Behrouznia, en collaboration avec Remi Boulnois, met en place un récit, une poésie, une fiction auto-référencée inspirée des sciences naturelles mais nous engage aussi dans des obsessions d’enfance face aux insectes. Et rejoignent les rêves de l’artiste au coeur d’une conjoncture où la survie passe par la résistance et la cohabitation à « l’autre ». Sorte de « science-fiction » (dénominatif que l’on attribue plus à la littérature ou au cinéma qu’à l’art) par laquelle Golnaz donne vies à ses dispositifs d’anticipation destinés à développer des possibles dans la mesure où le médium de l’installation comme de ses formes plastiques peuvent proposer un devenir esthétique et narratif fort. Car Behrouznia désire rien de moins que manipuler les tensions entre les formes terrestres - entités de milieux naturels d’où peut émerger le vivant - et leurs artéfacts, c’est à dire les Humains. Aujourd’hui, Fluid Territory marque une étape. Il y a donc « Noûs », intellect commun qui nous dépasse et nous relie, et puis, ce qui est autrui : un inattendu, pas défini, poétique peut-être et étrange surement. A qui l’on pourrait mettre l’étiquette d’OVNI ou d’E.T… Car ce danger est l’autre. Reste à savoir comment, entre attirance et répulsion, nous allons l’accueillir. Quelle hospitalité apporterons-nous à cette rencontre du troisième type.»
Manuela De Barros
Fluid Territory
(texte résumé)
"Pour sa création Fluid Territory, Golnaz Behrouznia s’appuie, en plus des travaux avec des entomologistes, sur le texte sur les termites de Maurice Maeterlinck. Son livre, dit-il, fait pendant à son « livre des abeilles », « mais la couleur et le milieu ne sont pas les mêmes. C’est en quelque sorte le jour et la nuit, l’aube et le crépuscule, le ciel et l’enfer ». Selon Maeterlinck aucune créature au monde n'a développé autant de moyens de survivre à travers les âges que les termites, changeant tout à tour d'aspect, altruistes, généreux, obstinés, courageux. Des têtes énormes, des pinces, des têtes en forme de poire de lavement qui pulvérise un gel mortel sur les attaquants éventuels, souvent des fourmis alors engluées et vouées à la mort. Avec les termites, « tout est ténèbres, oppression souterraine, âpreté, avarice sordide et ordurière, atmosphère de cachot, de bagne et de sépulcre, mais aussi, au sommet, sacrifice beaucoup plus complet, plus héroïque, plus réfléchi et plus intelligent à une idée ou à un instinct, démesuré et presque infini ». Mais cet apparent statut négatif est très vite pondéré irréductiblement : « Cette civilisation, la plus ancienne que l’on connaisse, est la plus curieuse, la plus complexe, la plus intelligente et, en un sens, la plus logique, la mieux adaptée aux difficultés de l’existence qui, avant la nôtre, se soit manifestée sur ce globe. À plusieurs points de vue, encore que féroce, sinistre et souvent répugnante, elle est supérieure à celle des abeilles, des fourmis et de l’homme même".
Jean-Jacques Gay
L’inquiétante étrangeté des territoires de Golnaz Behrouznia
(texte résumé)
Fluid Territory, est une pièce in Progress, qui résume à elle seule l’oeuvre de cette jeune artiste iranienne dont l’art cherche à NOÛS (intelligence collective) aspirer dans l’univers alternatif d’un imaginaire qui s’échappe de notre réalité.
Fluid Territory est un jardin de formes et de sons, de lumières et de sensations qui nous propose une introspection dans l’énigme du vivant. Car la menace rode. Golnaz Behrouznia, en collaboration avec Remi Boulnois, met en place un récit, une poésie, une fiction auto-référencée inspirée des sciences naturelles mais nous engage aussi dans des obsessions d’enfance face aux insectes. Et rejoignent les rêves de l’artiste au coeur d’une conjoncture où la survie passe par la résistance et la cohabitation à « l’autre ». Sorte de « science-fiction » (dénominatif que l’on attribue plus à la littérature ou au cinéma qu’à l’art) par laquelle Golnaz donne vies à ses dispositifs d’anticipation destinés à développer des possibles dans la mesure où le médium de l’installation comme de ses formes plastiques peuvent proposer un devenir esthétique et narratif fort. Car Behrouznia désire rien de moins que manipuler les tensions entre les formes terrestres - entités de milieux naturels d’où peut émerger le vivant - et leurs artéfacts, c’est à dire les Humains. Aujourd’hui, Fluid Territory marque une étape. Il y a donc « Noûs », intellect commun qui nous dépasse et nous relie, et puis, ce qui est autrui : un inattendu, pas défini, poétique peut-être et étrange surement. A qui l’on pourrait mettre l’étiquette d’OVNI ou d’E.T… Car ce danger est l’autre. Reste à savoir comment, entre attirance et répulsion, nous allons l’accueillir. Quelle hospitalité apporterons-nous à cette rencontre du troisième type.»
Manuela De Barros
Fluid Territory
(texte résumé)
"Pour sa création Fluid Territory, Golnaz Behrouznia s’appuie, en plus des travaux avec des entomologistes, sur le texte sur les termites de Maurice Maeterlinck. Son livre, dit-il, fait pendant à son « livre des abeilles », « mais la couleur et le milieu ne sont pas les mêmes. C’est en quelque sorte le jour et la nuit, l’aube et le crépuscule, le ciel et l’enfer ». Selon Maeterlinck aucune créature au monde n'a développé autant de moyens de survivre à travers les âges que les termites, changeant tout à tour d'aspect, altruistes, généreux, obstinés, courageux. Des têtes énormes, des pinces, des têtes en forme de poire de lavement qui pulvérise un gel mortel sur les attaquants éventuels, souvent des fourmis alors engluées et vouées à la mort. Avec les termites, « tout est ténèbres, oppression souterraine, âpreté, avarice sordide et ordurière, atmosphère de cachot, de bagne et de sépulcre, mais aussi, au sommet, sacrifice beaucoup plus complet, plus héroïque, plus réfléchi et plus intelligent à une idée ou à un instinct, démesuré et presque infini ». Mais cet apparent statut négatif est très vite pondéré irréductiblement : « Cette civilisation, la plus ancienne que l’on connaisse, est la plus curieuse, la plus complexe, la plus intelligente et, en un sens, la plus logique, la mieux adaptée aux difficultés de l’existence qui, avant la nôtre, se soit manifestée sur ce globe. À plusieurs points de vue, encore que féroce, sinistre et souvent répugnante, elle est supérieure à celle des abeilles, des fourmis et de l’homme même".
In the dim light of the exhibition room, a giant body composed of multiple interconnected organs proliferates across dark-hued geometric structures. Inspired by entomological fauna and animated by technological mechanisms and computer programs, this “super-organism” blurs the lines of its origin: natural or imagined, artificial or organic.
FLUID TERRITORY (prototype)
This is a body/network with membranes fragmented on the scale of a territory. This body moves delicately, shaping the unity of its entity through the coordinated behavior of its various organs. It unfolds as a landscape within space: a colony. Fluid Territory is a scenography echoing the natural life of social insects—specifically, termite colonies. This body draws the visitor into a sensory experience of both repulsion and fascination in their encounter with insects.
A RE-TERRITORIALIZATION THROUGH FLUIDITY
Fluid Territory envisions the encounter of two peoples, two civilizations and their individuals—a confrontation between two species: the human and the insect. Becoming-animal, a central concept in the philosophy of Deleuze and Guattari, refers to a process through which an individual transcends their human status and enters a state of metamorphosis, of transformation, in connection with the animal world. This becoming is not about imitation or identification with a specific animal, but a movement of escape from the rigid codes and structures that define the human within social, cultural, and psychological frameworks. This concept falls within an anti-essentialist perspective, where boundaries between species and categories are abolished in favor of a network of dynamic relationships and multiple connections. Becoming-animal is about opening oneself to multiplicity, exploring new ways of being and perceiving, outside of hierarchies and classifications. This becoming is not an evolution—it is an alliance. A form of symbiosis. But a symbiosis of affects, of sensations. For Deleuze and Guattari, the material of this becoming-animal is writing—creation itself. For "if the writer is a sorcerer, it is because writing is a becoming; writing is traversed by strange becomings that are not becomings-writer, but becomings-rat, becomings-insect, becomings-wolf."
The same applies to artists.
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"For her creation Fluid Territory, Golnaz Behrouznia draws not only from her collaborations with entomologists but also from Maurice Maeterlinck’s text on termites. He says his book serves as a counterpart to his Book of the Bees, ‘but the color and environment are not the same. It is, in a way, day and night, dawn and dusk, heaven and hell.’ According to Maeterlinck, no creature in the world has developed as many ways to survive through the ages as termites—continually changing their appearance, altruistic, generous, persistent, courageous. Enormous heads, pincers, pear-shaped heads like enema bulbs that spray deadly gel on potential attackers, often ants, who are then glued in place and doomed to die.
With termites, ‘everything is darkness, underground oppression, harshness, sordid and filthy greed, an atmosphere of dungeon, penal colony, and sepulcher—but also, at the top, a much more complete, more heroic, more thoughtful and intelligent sacrifice to an idea or instinct, immense and almost infinite.’ Yet this seemingly negative status is quickly and irreversibly tempered: ‘This civilization—the oldest we know—is the most curious, the most complex, the most intelligent and, in a way, the most logical, the best adapted to the difficulties of existence that, before ours, ever appeared on this globe. In many respects, although fierce, sinister, and often repugnant, it is superior to that of bees, ants, and even humankind."
Manuela De Barros
FLUID TERRITORY (prototype)
This is a body/network with membranes fragmented on the scale of a territory. This body moves delicately, shaping the unity of its entity through the coordinated behavior of its various organs. It unfolds as a landscape within space: a colony. Fluid Territory is a scenography echoing the natural life of social insects—specifically, termite colonies. This body draws the visitor into a sensory experience of both repulsion and fascination in their encounter with insects.
A RE-TERRITORIALIZATION THROUGH FLUIDITY
Fluid Territory envisions the encounter of two peoples, two civilizations and their individuals—a confrontation between two species: the human and the insect. Becoming-animal, a central concept in the philosophy of Deleuze and Guattari, refers to a process through which an individual transcends their human status and enters a state of metamorphosis, of transformation, in connection with the animal world. This becoming is not about imitation or identification with a specific animal, but a movement of escape from the rigid codes and structures that define the human within social, cultural, and psychological frameworks. This concept falls within an anti-essentialist perspective, where boundaries between species and categories are abolished in favor of a network of dynamic relationships and multiple connections. Becoming-animal is about opening oneself to multiplicity, exploring new ways of being and perceiving, outside of hierarchies and classifications. This becoming is not an evolution—it is an alliance. A form of symbiosis. But a symbiosis of affects, of sensations. For Deleuze and Guattari, the material of this becoming-animal is writing—creation itself. For "if the writer is a sorcerer, it is because writing is a becoming; writing is traversed by strange becomings that are not becomings-writer, but becomings-rat, becomings-insect, becomings-wolf."
The same applies to artists.
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"For her creation Fluid Territory, Golnaz Behrouznia draws not only from her collaborations with entomologists but also from Maurice Maeterlinck’s text on termites. He says his book serves as a counterpart to his Book of the Bees, ‘but the color and environment are not the same. It is, in a way, day and night, dawn and dusk, heaven and hell.’ According to Maeterlinck, no creature in the world has developed as many ways to survive through the ages as termites—continually changing their appearance, altruistic, generous, persistent, courageous. Enormous heads, pincers, pear-shaped heads like enema bulbs that spray deadly gel on potential attackers, often ants, who are then glued in place and doomed to die.
With termites, ‘everything is darkness, underground oppression, harshness, sordid and filthy greed, an atmosphere of dungeon, penal colony, and sepulcher—but also, at the top, a much more complete, more heroic, more thoughtful and intelligent sacrifice to an idea or instinct, immense and almost infinite.’ Yet this seemingly negative status is quickly and irreversibly tempered: ‘This civilization—the oldest we know—is the most curious, the most complex, the most intelligent and, in a way, the most logical, the best adapted to the difficulties of existence that, before ours, ever appeared on this globe. In many respects, although fierce, sinister, and often repugnant, it is superior to that of bees, ants, and even humankind."
Manuela De Barros
"Fluid Territory propose un renversement d’échelle entre humain et insectes, et induit - dans les limites d’une expérience artistique - un temps d’observation, de compréhension du vivant. Il s’inscrit dans une recherche sensible, qui interroge les régimes d’altérité à travers les concepts de déterritorialisation et de devenir-animal. Cela se fait ici par l’artifice de techniques au confluent des arts visuels, des arts du spectacle, et sur une délicate ligne de crête entre fascination, étrangeté, attraction, répulsion, individu et groupe..." Julien Taib
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Français
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English
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Format
Installation trans-média Art-Science Credits FLUID TERRITORY Golnaz Behrouznia en collaboration avec Rémi Boulnois ÉQUIPE DU PROJET Crossed Lab : Accompagnement au projet et production associée Espace Jean-Roger Caussimon : Accompagnement résidence, recherche et production Accompagnement artistique Rémi Boulnois : Création scénographie & développement réseau physique Frederic Alary : Verrerie d'Art Soisy-sur-Ecole Accompagnement informatique et robotique Espace Jean-Roger Caussimon /Fablab / Thierry Turgault : développement mécanique et robotique Quentin Deyna: développement du programme et du réseau informatique et robotique Soutiens financiers ADAGP : Dotation recherche pour le projet 2024 Fonds environnement numérique Auvergne-Rhône Alpes SCAN pour expérimentation et développement 2024 Région Ile-de-France : Soutien par 6 mois de résidence de recherche et de création 2025 Partenariat Scientifique Frédéric LEGENDRE : Entomologiste, Institut Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB) - Muséum national d'Histoire naturelle (spécialiste des blattes et termites) Remerciements Équipe du Fablab Espace Jean-Roger Caussimon Benjamin Petiet, Florie Souday, Orane Nony Crossedlab |
Residency / Show
Première présentation Exposition Phase 1 du projet / sortie de résidence Octobre 2025 / Espace Jean-Roger Caussimon Dans le cadre de l'exposition INTERRELATIONS - semaine Photophore |
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Format
Installation trans-média Art-Science Credits FLUID TERRITORY Golnaz Behrouznia en collaboration avec Rémi Boulnois ÉQUIPE DU PROJET Crossed Lab : Accompagnement au projet et production associée Espace Jean-Roger Caussimon : Accompagnement résidence, recherche et production Accompagnement artistique Rémi Boulnois : Création scénographie & développement réseau physique Frederic Alary : Verrerie d'Art Soisy-sur-Ecole Accompagnement informatique et robotique Thierry Turgault : développement mécanique et robotique Quentin Deyna: développement du programme et du réseau informatique Soutiens financiers ADAGP : Dotation recherche pour le projet 2024 Fonds environnement numérique Auvergne-Rhône Alpes SCAN pour expérimentation et développement 2024 Région Ile-de-France : Soutien par 6 mois de résidence de recherche et de création 2025 Partenariat Scientifique Frédéric LEGENDRE : Entomologiste, Institut Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB) - Muséum national d'Histoire naturelle (spécialiste des blattes et termites) Remerciements Équipe du Fablab Espace Jean-Roger Orane Nony Crossedlab Photographies et vidéo Rémi Boulonois |
Residency / Show
Première présentation Exposition Phase 1 du projet / sortie de résidence Octobre 2025 / Espace Jean-Roger Caussimon Dans le cadre de l'exposition INTERRELATIONS - semaine Photophore |











